David Bowie
Le caméléon du rock
Comme tous les génies, David Bowie ne se raconte pas, encore moins ne se résume, ne se laisse pas contenir dans son œuvre, sa vie, son aura. Dix ans après sa mort, le mystère plane encore sur l’un des artistes les plus étonnants de ces 60 dernières années. Il est même prétentieux de vouloir en présenter ne serait-ce qu’un semblant de portrait. D’autant que Sir David Robert Jones n’a eu de cesse de troubler la focale, de se jouer des codes et des étiquettes, de renverser et broyer les certitudes, quitte à décevoir son public, mais toujours en recherche de sa substantifique moelle. Ainsi Bowie a eu plusieurs alter ego tout au long de sa trajectoire : Major Tom, Ziggy Stardust, Aladdin Sane, Halloween Jack, Thin White Duke, The Blind Prophet…
Démarrée à Londres en 1962, sa carrière musicale ne prend réellement son envol qu’en 1969 avec Space Oddity. Le son folk psychédélique de cet album va peu à peu se muer en glam-rock sur les suivants, puis Bowie s’installe en 1974 au Etats-Unis et puise dans l’énergie de la soul et le funk.
Toujours en quête d’expérimentation, il part en 1977 pour Berlin-Ouest avec son acolyte Iggy Pop et va se tourner vers la musique électronique au côté de Brian Eno. Il en sort la trilogie Berlinoise avec « Low », « Heroes » et « Lodger ».

En 1983, il plonge dans une nouvelle ère pop, avec son album « Let’s dance » qui le propulse dans un succès commercial et mondial. La suite, c’est encore des collaborations, avec Freddie Mercury et Mick Jagger entre autres. Et c’est encore et toujours son envie d’explorer les univers innombrables qui résonnent en lui, voyageant entre psycho sci-fi, rock industriel, jungle et drum and bass.
Comme tout grand génie, Bowie ne se satisfait pas uniquement du domaine musical : la danse, la peinture et le cinéma nourrissent sa carrière artistique. Non content de jouer quelques rôles remarquables, il participe aux bandes-son de plusieurs films et séries qui gagnent un supplément de mystique certain (« Mauvais sang » de Leos Carax, « Lost Highway » de David Lynch, « La vie aquatique » de Wes Anderson, « La Vie rêvée de Walter Mitty » de Ben Stiller, etc).
Voici donc une sélection qui vous prouvera, si besoin est, que l’œuvre de Bowie, agit comme une comète qui à chaque nouveau cycle de son passage sur Terre illumine, irradie, chamboule et nourrit la bande-son de nos vies. L’homme qui venait d’ailleurs n’a pas fini de nous envouter !
Du 2 au 30 mars en direct de la Riponne.