Scriptorium : l’envers du décor
Scriptorium est une plateforme lancée en 2012 par la BCU Lausanne et qui met à disposition du public les archives de la presse vaudoise et quelques collections complémentaires.
Souvent, lorsque nous faisons visiter les magasins (dans lequel nous stockons nos documents), une des questions récurrentes est : Est-ce que tous vos documents sont numérisés ?
En 2007, la BCUL fait les gros titres de la Presse après avoir signé un partenariat avec Google. Celui-ci permettra de numériser, en deux ans, plus de 106’000 volumes. Cependant, en 2009, la BCUL ne peut que constater que, parmi les collections absentes des Googlos (terme utilisé pour désigner les volumes numérisés par Google), se trouve la presse vaudoise. Ainsi nait l’idée de créer la plateforme « Scriptorium » pour combler ce vide (2011-2012).
Aujourd’hui, Scriptorium contient environ 700’000 documents et 9 millions de pages et n’est pas loin de « l’exhaustivité ».
Mais concrètement, comment cela se passe-t-il pour numériser des collections ? Les étapes suivantes sont nécessaires :
Pour Scriptorium, la numérisation a en fait débuté par les titres les plus « importants » du Canton (24 Heures, Le Matin et leurs prédécesseurs par exemple) mais aussi en fonction des opportunités de financement (les horlogers de la Vallée de Joux ont financé une partie de la numérisation des titres de leur vallée, en conséquence, la presse de la Vallée de Joux a été numérisée avant d’autres titres, par exemple).
Ce sont ainsi environ 500’000 pages qui ont été numérisées puis mises en ligne chaque année. Un travail de l’ombre qui met en lumière la richesse de la presse vaudoise aux yeux de tou·tes et permet de la valoriser auprès de chacun·e.
Si vous êtes intéressé·es à en savoir plus, n’hésitez pas à nous rendre visite lors de la Nuit des musées, le 26 septembre 2026, et découvrir ainsi tous ces périodiques, reliés, avec parfois des volumes avoisinant les 20 kilos !