Les Introuvables, n° 3

Essai de la pharmacopée des Suisses, par Jacob Constant de Rebecque
Berne et Lausanne, 1709
Bibliothèque cantonale et universitaire – Lausanne, 2003
Collection « Les Introuvables », 3
Prix : Fr. 55.-

Publiée originellement en latin en 1677, cette pharmacopée, l’une des plus anciennes concernant la Suisse, est l’oeuvre du médecin lausannois Jacob Constant de Rebecque, arrière-grand-oncle de Benjamin Constant.
Issu d’une famille noble originaire d’Artois établie en Suisse lors du premier refuge, Jacob Constant (1645-1732) eut pour oncle Jean-Jacob Girard des Bergeries, professeur d’hébreu à l’Académie de Lausanne. Sur les pas de ce dernier, il fit oeuvre de pionnier en publiant plusieurs ouvrages de médecine en langue vernaculaire à une époque où l’essentiel de la matière médicale était diffusée en latin. Botaniste réputé, il identifia plusieurs plantes inconnues sur la Dôle et le Suchet et fonda le premier jardin botanique de Lausanne, situé derrière sa maison à la place de la Palud, où il aurait cultivé la plupart des plantes figurant dans sa pharmacopée. Il défendait l’idée d’un jardin où le public pourrait trouver les plantes médicinales reconnues afin de contrecarrer le charlatanisme et la sorcellerie. Inspiré par L’apothicaire charitable de Girard des Bergeries, paru en 1668, l’Essai de la pharmacopée des Suisses constitue une source de première importance, parfois cocasse, sur l’histoire de la médication en Suisse au temps du Médecin malgré lui.

La momie
Prenez le cadavre entier d’un homme rousseau de l’âge d’environ 24 ans, mort de mort violente, frais et sans tare, exposez à l’air serein pendant un jour ou deux, découpez par morceaux ses chairs musculeuses et les saupoudrez de poudre d’absinthe, gentiane et scordium …(p. 271)