Festival Bach de Lausanne

festivalbach4_carrousel
festivalbach2_carrousel
festivalbach3_carrousel
festivalbach1_carrousel

Le Festival et les services musicaux de la BCUL

La Bibliothèque cantonale et universitaire – Lausanne a le plaisir de s’associer une nouvelle fois au Festival Bach de Lausanne en vous proposant une sélection ciblée de documents (livres, CD, partitions), en lien direct avec le programme de cette 21e édition, du 2 au 25 novembre : compositeurs et œuvres n’auront plus de secret pour vous ! Découvrez notre sélection.

Le partenariat avec le Festival Bach est également l’occasion pour la BCUL de mettre en lumière l’offre musicale variée et constamment enrichie de son site Riponne. Grâce à cette offre à dominante « classique » mais ouverte aussi sur le jazz et les musiques actuelles, chacun peut approfondir ses connaissances, développer sa pratique musicale ou simplement se divertir.

N’hésitez pas à venir à la bibliothèque emprunter gratuitement tout ce qui vous enchante et tester nos nouvelles offres : le piano numérique ainsi que les logiciels de composition et d’édition musicale Finale et Sibelius.

« Bach 333 », musique et mathématiques

Le 333e anniversaire de la naissance de Bach (1685-1750) a inspiré l’intitulé de cette 21e édition du Festival Bach en faisant également écho à l’utilisation symbolique des nombres, le 3 en particulier étant le chiffre de la Trinité, par les compositeurs.

Le fort lien qui lie la musique aux nombres et plus en général aux mathématiques est en réalité connu depuis l’antiquité. Pythagore déjà considérait la musique comme une science mathématique, au même titre que l’arithmétique, l’astronomie et la géométrie.
Jean-Philippe Rameau, célèbre compositeur et théoricien français, écrit dans son Traité de l’harmonie réduite à ses principes naturels (1722) que « La musique est une science qui doit avoir des règles certaines : ces règles doivent être tirées d’un principe évident et ce principe ne peut guère nous être connu sans le secours des mathématiques ».

A la même époque, Johann Sebastian Bach s’amuse à utiliser les mathématiques dans ses compositions en puisant dans la tradition biblique des nombres hautement symboliques. Il met également en place des jeux de cryptographie en exploitant les mots-chiffrés, obtenus en traduisant les lettres de l’alphabet en chiffres suivant le procédé de gématrie selon lequel A=1, B=2, C=3, etc. Ce procédé lui permettra de signer ses œuvres ou de les dédicacer.

Bach = 2+1+3+8 =14 ; J.S. Bach = son inverse 41 ; Johann Sebastian Bach = 158, chiffre dont la somme des composants 1+5+8 donne à nouveau 14.

On retrouve alors ces nombres dans plusieurs de ses compositions, tels que la Passion selon Saint Matthieu avec ses 41 mouvements et 14 chœurs ou bien la Fugue BWV 856 du Clavier bien tempéré et celle du Prélude et fugue BWV 541 qui exposent 14 fois leur thème principal.

Au XXe siècle, les compositeurs cherchent à trouver de nouveaux systèmes de composition. Bela Bartok, passionné fou de mathématiques, exploite alors et utilise de manière systématique le nombre d’or (Concerto pour piano no 3 ou Musique pour cordes, percussion et célesta). Le compositeur grec Iannis Xenakis, architecte et ingénieur de formation, quant à lui, il compose Metastasis (1954), un exemple de composition entièrement déduite de règles et de procédures mathématiques.

Envie d’en savoir d’avantage ? Découvrez notre sélection de documents.